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Informations sur la cigarette électronique :

La seule étude officielle française publiée à ce jour et détaillée ci-dessous est celle demandée par la ministre de la santé Marisol Touraine. Cette étude a été réalisée par de vrais experts, sur la base d'un protocole clairement défini, en toute objectivité. Toute autre " pseudo-étude " plus ou moins financée par les lobbys du tabac ou pharmaceutiques n'est bien évidemment pas digne du moindre intérêt pour nous autres vapoteurs.

Qu'en résulte-t-il pour nous autres vapoteurs fuyant les méfaits du tabac ?

Citons le professeur Dautzenberg : "L'e-cigarette revient à une considérable réduction des risques. S'il fallait résumer, je dirais que fumer, c'est l'autoroute à contresens, alors que vapoter revient à circuler à 140 ou 150 km/h "
Source : Le Figaro en date du 14 Juin 2013 : Interview du Pr Bertrand Dautzenberg

Suite à la demande du ministre de la santé Marisol Touraine, d’obtenir une étude sur la cigarette électronique, un rapport de 200 pages a été édité par l’Office Française de prévention du tabagisme en Mai 2013. A l’issue de ce rapport, 28 recommandations sont données : 

1. Les experts recommandent de ne pas interdire en France l’utilisation de l’e-cigarette, avec ou sans nicotine.

2. Les experts recommandent que l’accès des fumeurs aux e-cigarettes ne soit pas freiné, car au vu des données actuelles elles semblent réduire les dommages lorsqu’elles remplacent la cigarette.

3. Les experts recommandent de mettre en œuvre des mesures pour éviter toute promotion et toute facilitation de l’accès de l’e-cigarette aux mineurs et aux sujets n’ayant jamais fumé.

4. Les experts recommandent de réglementer l’e-cigarette : le produit, sa distribution et son utilisation.

5. Les experts recommandent que cette règlementation spécifique soit globale, prenant en compte de façon cohérente tous les aspects de l’e-cigarette.

6. Les experts prennent acte que les produits qui répondraient aux procédures standard conduisant à l’obtention d’une AMM auraient un statut de médicament ; aussi ces e-liquides et e-cigarettes avec AMM devraient alors être vendus exclusivement en pharmacie.

7. Les experts recommandent que la vente en pharmacie des e-cigarettes qui auraient obtenu le statut de médicament n’exclut pas la vente des e-cigarettes et e-liquides n’ayant pas ce statut, dans d’autres points de vente hors les pharmacies.

8. Les experts recommandent que la France demande l’abrogation de l’article 18 du projet de directive européenne sur les produits du tabac si cet article impose obligatoirement la réglementation pharmaceutique pour les e-liquides à partir de 4 mg/l nicotine. Il est en effet contradictoire de proposer une réglementation spécifique des e-cigarettes et autres produits horstabac et médicament contenant de la nicotine et de fixer des taux si bas qu’ils ne correspondent à aucune e-cigarette existante.

9. Les experts recommandent que, dans l’esprit de ce qui a été fait par l’ANSM en 2008, soient fixées de nouvelles limites de contenus en nicotine des e-cigarettes et de leurs recharges.

10. Les experts recommandent de porter à 18 mg/ml la concentration maximale de nicotine dans les e-liquides hors statut de médicament.

11. Les experts recommandent que le volume des flacons de recharge ne dépasse pas 30 ml.

12. Les experts recommandent de porter à 40 mg la quantité maximale de nicotine contenue dans une cartouche d’e-cigarette.

13. Les experts recommandent que soit créée une catégorie de « produits évoquant le tabagisme » (PET) comprenant les e-cigarettes, mais aussi :
- Les produits contenant de la nicotine qui sont niclassés comme produits du tabac, ni comme médicament.
- Les produits ressemblant à des produits du tabac,même s’ils ne contiennent pas de nicotine.
- Les produits dont l’usage ressemble à celui du tabac.

14. Les experts recommandent que dans le cadre de l’interdiction actuelle de la publicité indirecte en faveur des produits du tabac, l’interdiction de la publicité en faveur de l’e-cigarette soit mieux appliquée et contrôlée, y compris dans les points de vente.

15. Les experts recommandent que, comme pour les produits du tabac, la vente des e-cigarettes soit interdite aux moins de 18 ans.

16. Les experts recommandent que la vente des « produits évoquant le tabagisme » (PET) ne soit pas possible en France dans les supermarchés et boutiques généralistes, mais uniquement par des établissements agréés pour cette vente.

17. Les experts recommandent que les « produits évoquant le tabagisme » (PET) fassent l’objet d’une déclaration de mise sur le marché comportant leurs principales caractéristiques.

18. Les experts recommandent que soit clairement indiquée sur tous les emballages la composition des e-liquides :
- La liste de tous les composants présents à plus de 1 % avec leur grammage/ml.
- La liste des produits posant éventuellement des problèmes de santé et de sécurité.
- La conformité aux normes de qualité requises pour les produits pharmaceutiques et alimentaires.

19. Les experts recommandent que la concentration en nicotine des cartouches et des cartomiseurs remplis et scellés soit identifiable sur le produit lui-même.

20. Les experts recommandent que les fabricants de produits évoquant le tabagisme soient dans l’obligation de déclarer la liste des arômes et ingrédients utilisés en conformité avec le règlement d’exécution (UE) n° 793/2012 de la commission du 5 septembre 2012 et d’apporter les références disponibles sur leur innocuité à court et long terme en inhalation.

21. Les experts recommandent que toutes les e-cigarettes et autres produits ou accessoires évoquant le tabagisme destinés à la vente comportent un avertissement sanitaire conforme et une notice comprenant une information standardisée et l’adresse d’un service consommateurs, et ceci qu’elles contiennent ou non de la nicotine.

22. Les experts recommandent que l’utilisation d’e-cigarettes et de tout « produit évoquant le tabagisme » (PET) soit interdite dans les endroits où il est interdit de fumer en modifiant l’article R3511-1 du Code de la santé publique : «… l’interdiction de fumer et d’utiliser la cigarette électronique ettout autre produit évoquant le tabagisme dans les lieux affectés à un usage collectif mentionnée à l’article L. 3511-7 du Code de la santé publique ».

23. Les experts recommandent que soient interdites les allégations du type « pour fumer là où c’est interdit » car c’est une incitation indirecte au tabagisme interdite par la loi.

24. Les experts recommandent que soient interdites toutes les promotions de l’utilisation des e-cigarettes dans des lieux non-fumeurs.

25. Les experts recommandent que les e-cigarettes ne soient pas utilisées par les femmes enceintes ou allaitantes du fait de l’absence de toute donnée démontrant leur efficacité et leur totale innocuité dans ces conditions.

26. En l’absence d’études scientifiques précises sur une utilisation supérieure à 6 mois de l’e-cigarette, les experts recommandent la vigilance en ce qui concerne son utilisation prolongée, ceci aussi longtemps que des données à long terme ne seront pas disponibles.

27. Les experts estiment que toutes les études concernant l’efficacité de l’e-cigarette dans l’aide au sevrage tabagique et l’innocuité de son utilisation à long terme doivent être encouragées, et être totalement indépendantes des fabricants de ce produit.

28. Les experts recommandent que les présentes recommandations fassent l’objet d’une réactualisation régulière.

=> Voir le rapport officiel sur la e-cigarette